Lars Danielsson "liberetto iii

Jazz
Date: 19 juillet 2018 00:00

cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Lars Danielsson : Contrebasse et violoncelle

Grégory Privat : Piano

Magnus Öström : Batterie et percussions

John Parricelli : Guitare

Ce serait une erreur d’assimiler le Suédois Lars Danielsson (Gaume Jazz 2011) au jazz de fjord ou de climat ambiant. Ce contrebassiste et violoncelliste, formé au Conservatoire de Göteborg, dispose d’oreilles ouvertes sur le classique bien sûr, mais également sur le jazz et l’Orient. La chaleur qu’il recherche sur ces territoires aurait tendance à faire fondre la glace. Après avoir été sideman dans les années 80 aux côtés de John Scofield, Jack DeJohnette ou Mike Stern, il entreprend une carrière plus personnelle avec son premier quartet en 1986 avec notamment Dave Liebman et Bobo Stenson.


Il rejoindra plus tard les rangs du fameux label allemand «ACT», qui est au jazz des années 2000 ce que Blue Note a été dans les années 1950 – 1960: un révélateur de talent, un défricheur. ACT permet à Danielsson de libérer son talent de compositeur et de producteur avec le projet Liberetto, jeu de mots évoquant le libretto du lyrique, fondateur de la mélodie et de la liberté (du jazz).

 

Liberetto, c’est avant tout un quartet qui effectue un travail en profondeur sur le son et les timbres: dès 2012, un premier CD, suivi d’un deuxième en 2014 et finalement Liberetto III sorti en mai 2017, qui sera présenté au Gaume Jazz Festival en première belge. Lars Danielsson trouve son ancrage avec Magnus Öström (batterie et percussions, ex-E.S.T: Gaume Jazz 1993 - 1995 - 1998), John Parricelli (guitare) et le talentueux Français Grégory Privat (piano). Ce dernier apporte une dimension supplémentaire à la musique de Danielsson, avec une touche créole et une force d’improvisation rare.

 

C’est donc un jazz des continents que ce quartet apporte au public, avec une volonté de mettre en valeur la mélodie. Le jazz de Lars Danielsson n’est ni intellectuel, ni conceptuel: il se chante, s’enrobe d’acoustique pure et assume son format mondial. «Lars Danielsson a le don de former de grands groupes», a écrit Stuart Nicholson dans Jazzwise en 2014. «Il parvient à catalyser le potentiel de ses musiciens dans des directions qu’ils n’avaient pas imaginées.» Avec Liberetto III, il a réussi et produit une musique magnifiquement construite, et pourtant profondément ressentie.