massacre de My Lai

Actualités-Vietnam
Date: 28 septembre 2018 - 30 novembre 2018

Le capitaine Ernest Medina, accusé du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam mais acquitté en 1971,
est mort la semaine dernière à l'âge de 81 ans. Il était le supérieur direct du lieutenant Calley, le 16 mars 1968,
quand ce dernier, avec ses hommes, a pénétré dans le hameau sud-vietnamien de My Lai et ouvert le feu.

Ernest Medina, un ancien capitaine de l'armée américaine accusé du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam
mais acquitté, est mort la semaine dernière à l'âge de 81 ans et devait être inhumé lundi. 

Ernest Medina était le supérieur direct du lieutenant Calley lorsque ce dernier et ses hommes de la compagnie Charlie
ont pénétré le 16 mars 1968 dans le hameau sud-vietnamien de My Lai et ouvert le feu. 

Des centaines de civils désarmés, en majorité des femmes, enfants et personnes âgées de ce village
et des alentours avaient été tués. Ce massacre est l'un des épisodes les plus noirs de la guerre du Vietnam
et de l'histoire de l'armée américaine. 

Calley libéré sur intervention de Nixon

Jugé par une cour martiale militaire, le capitaine Medina fut acquitté en 1971.
Il a clamé ne pas avoir été au courant du massacre en cours. 

La cause de sa mort mardi dernier n'a pas été indiquée par l'avis de décès rédigé par sa famille.
Ses funérailles sont prévues lundi dans le Wisconsin près de Marinette, petite ville où il avait travaillé avec sa femme en tant qu'agent immobilier.

L'armée américaine, qui avait initialement dissimulé le massacre, révéla ensuite que 347 personnes avaient été tuées.
Les Vietnamiens parlent de plus de 500 victimes. 

Le lieutenant Calley, seul Américain à avoir été jugé coupable de ce massacre,
a dit avoir reçu l'ordre de nettoyer le village, censé être un repère de la guérilla communiste Vietcong
mais en réalité rempli de civils désarmés. 
Condamné à la perpétuité par une cour martiale,
il a été libéré au bout de trois ans, en 1974, sur intervention du président américain de l'époque Richard Nixon. 

Ouest France

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